{"id":3426,"date":"2018-11-02T15:34:03","date_gmt":"2018-11-02T14:34:03","guid":{"rendered":"http:\/\/dlaontherun.com\/?p=3426"},"modified":"2018-11-02T15:34:03","modified_gmt":"2018-11-02T14:34:03","slug":"lheritage-espagnol-de-la-bolivie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dlaontherun.com\/index.php\/2018\/11\/02\/lheritage-espagnol-de-la-bolivie\/","title":{"rendered":"L&#8217;h\u00e9ritage espagnol de la Bolivie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Nous remontons la Bolivie en nous arr\u00eatant dans 3 villes \u00e0 forte empreinte coloniale. Potosi d&#8217;abord, une cit\u00e9 fond\u00e9e en 1545 par les espagnols pour exploiter la mine d&#8217;argent adjacente. Puis Sucre, la capitale constitutionnelle du pays fond\u00e9e en 1538. Enfin, Cochabamba qui abrite la plus grande statue du Christ d&#8217;Am\u00e9rique du Sud. Oui, plus grande que celle \u00e9difi\u00e9e \u00e0 Rio de Janeiro. Mais bien moins connue !<\/p>\n<h1><em>Potosi<\/em><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8220;Potosiiii, Potosiiii, Potosiiii, &#8230;&#8221; Tiens, on a l&#8217;impression d&#8217;avoir d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu ce moment. En Bolivie aussi on annonce les bus en hurlant la destination dans la rue ! Doux souvenir du N\u00e9pal !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous ne passons qu&#8217;une nuit \u00e0 Potosi. La ville se trouve \u00e0 plus de 4000 m\u00e8tres d&#8217;altitude mais, gr\u00e2ce \u00e0 la coca que nous m\u00e2chonnons maintenant comme des pros, nous sommes comme des poissons dans l&#8217;eau. La cit\u00e9 est tr\u00e8s jolie, color\u00e9e et les rues sont bord\u00e9es d&#8217;immeubles datant de l&#8217;\u00e9poque coloniale. Uyuni nous appara\u00eet d\u00e9sormais bien moins charmante mais nous continuerons de l&#8217;appr\u00e9cier comme notre porte d&#8217;entr\u00e9e dans le pays.\u00a0Nous nous rendons au march\u00e9, bien s\u00fbr, o\u00f9 nous achetons de quoi nous concocter un bon d\u00eener. C&#8217;est tellement agr\u00e9able d&#8217;avoir une cuisine \u00e0 disposition !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le lendemain nous visitons le mus\u00e9e de la monnaie qui relate l&#8217;histoire de la ville depuis sa cr\u00e9ation jusqu&#8217;\u00e0 nos jours. Durant pr\u00e8s de 100 ans, Potosi a fourni \u00e0 la couronne espagnole l&#8217;argent qui lui a permis d&#8217;exister, mener des guerres et de consid\u00e9rablement d\u00e9velopper l&#8217;\u00e9conomie du pays. Les mineurs disent aujourd&#8217;hui qu&#8217;avec tout le m\u00e9tal extrait depuis le d\u00e9but de l&#8217;exploitation on pourrait construire un pont en argent qui traverserait l&#8217;Atlantique pour rejoindre l&#8217;Espagne. Ils ajoutent qu&#8217;un deuxi\u00e8me pont pourrait \u00eatre construit avec les corps de tous les esclaves qui ont travaill\u00e9 et sont morts dans la mine et pendant la fabrication des pi\u00e8ces d&#8217;argent. Le mus\u00e9e est excessivement int\u00e9ressant et bien fait. Nous apprenons m\u00eame que le signe $ vient de la juxtaposition des lettres PTS pour Potosi. La ville a rayonn\u00e9 dans le monde, plus particuli\u00e8rement dans le monde financier, pendant des d\u00e9cennies.<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous explorons aussi la cath\u00e9drale et montons dans le campanile qui offre une belle vue sur les cloches, la ville et la montagne. La place principale est le th\u00e9\u00e2tre de r\u00e9jouissances en tout genre, des \u00e9coliers d\u00e9filent dans les rues et de la pop anglaise s&#8217;\u00e9chappe d&#8217;enceintes plac\u00e9es devant les \u00e9coles. C&#8217;est tout le temps la f\u00eate en Bolivie !<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant que Louis-Alban passe quelques heures dans la mine, j&#8217;arpente le march\u00e9, &#8220;discute&#8221; avec des commer\u00e7ants et me prom\u00e8ne en esp\u00e9rant qu&#8217;aucun \u00e9boulement n&#8217;ait lieu dans la montagne pendant les prochaines heures !<\/p>\n<h3><em><strong>Le point mine par L-A<\/strong><\/em><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je d\u00e9cide de visiter la c\u00e9l\u00e8bre mine de Potosi via un tour propos\u00e9 par l&#8217;auberge. On vient me chercher de bon matin direction l&#8217;agence pour pr\u00e9parer l&#8217;excursion. Je patiente une vingtaine de minutes sans trop comprendre pourquoi, puis on nous embarque, un couple Bolivien et moi, dans un van direction l&#8217;inconnu. La voiture s&#8217;arr\u00eate devant une porte et nous p\u00e9n\u00e9trons dans une cours o\u00f9 s\u00e8chent des combinaisons de mineurs rouges. C&#8217;est donc ici que l&#8217;on nous donne l&#8217;\u00e9quipement r\u00e9glementaire du bon mineur. Arm\u00e9 d&#8217;une combinaison rouge, de bottes, d&#8217;un casque et d&#8217;une lampe frontale, je remonte dans le van. Ce dernier s&#8217;arr\u00eate quelques minutes plus tard dans le quartier des mineurs. Nous nous rendons dans une boutique o\u00f9 j&#8217;ach\u00e8te de la coca, des g\u00e2teaux et boissons, de l&#8217;alcool \u00e0 89\u00b0 et de la dynamite. Oui, la dynamite est en vente libre \u00e0 Potosi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous ces achats seront des cadeaux offerts aux mineurs que nous croiserons dans la mine. Car oui, la mine de Potosi est toujours exploit\u00e9e aujourd&#8217;hui. Il y a environ\u00a04300 mineurs organis\u00e9s en 32 coop\u00e9ratives.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Noter guide, ancien mineur, fait son show et nous montre comment &#8220;mastiquer&#8221; la coca, nous explique comment utiliser la dynamite et le d\u00e9tonateur puis nous fait boire l&#8217;alcool \u00e0 la sant\u00e9 de la Pachamama (la d\u00e9esse m\u00e8re nature). Je lui demande s&#8217;il ne s&#8217;est pas tromp\u00e9 et si l&#8217;alcool ne sert pas plut\u00f4t \u00e0 nettoyer le sol. Il me confirme que non. Ok, je bois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une fois ces explications pass\u00e9es, nous rejoignons enfin la mine. Devant l&#8217;entr\u00e9e, notre guide jette quelques poign\u00e9es de feuilles de coca et verse quelques gouttes d&#8217;alcool sur le sol pour demander \u00e0 la Pachamama et \u00e0 Tio, le dieu de la mine, de bien vouloir nous laisser y entrer, et surtout nous permettre d&#8217;en ressortir. La pri\u00e8re se termine par une petite rasade d&#8217;alcool.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les pri\u00e8res termin\u00e9es et la lampe frontale allum\u00e9e, nous p\u00e9n\u00e9trons dans la mine. L&#8217;entr\u00e9e est plus que p\u00e9rilleuse et au bout de quelques m\u00e8tres, plus un seul rayon de soleil n&#8217;est visible. J&#8217;avance le dos courb\u00e9 et me faufile \u00e0 travers la roche, les fils \u00e9lectriques et les gaines d&#8217;a\u00e9ration. L&#8217;air est charg\u00e9 de poussi\u00e8re et il est difficile de respirer. La mine est tout de m\u00eame situ\u00e9e \u00e0 plus de 4000m d&#8217;altitude.\u00a0 Nous \u00e9voluons dans les m\u00e9andres souterrains dans un noir total. Nous croisons quelques mineurs poussant des chariots plein de minerais, d&#8217;autres actionnant des montes charges, et d&#8217;autres faisant exploser la roche \u00e0 coup de dynamite. C&#8217;est ainsi que nous rencontrons Santos. Je lui donne mon stock de g\u00e2teau, coca, alcool et dynamite. Il nous propose d&#8217;ailleurs de faire exploser de la dynamite. Qu&#8217;\u00e0 cela ne tienne mon bon Santos ! Il pr\u00e9pare le b\u00e2ton, installe une m\u00e8che de deux minutes, enfonce le tout dans la roche, allume la m\u00e8che et nous hurle de nous mettre \u00e0 l&#8217;abri. Je pense qu&#8217;il n&#8217;a pas bien r\u00e9gl\u00e9 sa m\u00e8che car bien moins de deux minutes apr\u00e8s on entend l&#8217;explosion : beaucoup de bruit, beaucoup de poussi\u00e8re et le sentiment tr\u00e8s agr\u00e9able d&#8217;\u00eatre encore vivant !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On grimpe, on se faufile, on rampe et on finit par tomber sur une statue qui repr\u00e9senterait \u00e0 merveille le diable rouge. Il s&#8217;agit de Tio, le dieu de la mine. Son nom vient de l\u2019\u00e9poque coloniale. Lorsque les espagnols ont d\u00e9couvert la mine au 16\u00e8me si\u00e8cle (gr\u00e2ce \u00e0 un autochtone qui a vendu la m\u00e8che&#8230;) ils ne sont pas all\u00e9s l&#8217;exploiter eux m\u00eame. Ils y ont envoy\u00e9 les autochtones et m\u00eame des esclaves africains. Mais les premiers refusaient de travailler dans la mine car pour eux la montagne \u00e9tait sacr\u00e9e. Les conquistadors ont donc plac\u00e9 une statue \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la mine en leur expliquant qu&#8217;il s&#8217;agissait du dieu de la mine et qu&#8217;ils devaient travailler pour ne pas le f\u00e2cher. Dieu se dit dios en espagnol. La lettre D n&#8217;existant pas en Quechua, les locaux ont appel\u00e9 le dieu de la mine Tio.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous nous retrouvons donc devant Tio et devons lui faire des offrandes pour la sant\u00e9 des mineurs et pour qu&#8217;il nous laisse ressortir de la mine (vivants). On d\u00e9pose d&#8217;abord de la coca sur ses deux genoux\u00a0pour qu&#8217;il nous assure d&#8217;\u00eatre toujours bien stables et de ne pas avoir d&#8217;accident dans la mine, ensuite sur ses deux pieds pour ne pas que le sol s&#8217;\u00e9croule, puis sur le p\u00e9nis pour que Tio et la Pachamama s&#8217;accouplent et que de leur union naissent beaucoup de filons d&#8217;argent. On recommence le processus avec de l&#8217;alcool et on termine par une rasade !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On a crois\u00e9 plusieurs statues dans la mine, je ne sais pas combien de rasade d&#8217;alcool le guide a bu, ni moi d&#8217;ailleurs, mais lui avait l&#8217;air plut\u00f4t bien habitu\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous nous arr\u00eatons ensuite devant un filon d&#8217;argent. Nous \u00e9teignons nos lampes et le guide allume un briquet qu&#8217;il rapproche du filon d&#8217;argent qui se met alors \u00e0 briller dans le noir. C&#8217;est ainsi que l&#8217;on recherchait l&#8217;argent \u00e0 l&#8217;\u00e9poque coloniale (sans le briquet \u00e9videmment). On mesure l&#8217;horreur et la complexit\u00e9 de la t\u00e2che et on comprend encore mieux le travail des mineurs d&#8217;aujourd&#8217;hui qui s&#8217;\u00e9chinent 8, 10, 12, voire 16h par jour sans rien manger \u00e0 part de la coca.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous rebroussons chemin et retrouvons l&#8217;air libre et le soleil. Ces quelques heures dans la mine m&#8217;auront paru une \u00e9ternit\u00e9. Je suis content de ne pas avoir eu \u00e0 travailler dans une mine comme certaines personnes de ma famille&#8230;<\/p>\n\n<h1><em>Sucre<\/em><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aussi connue sous le nom de Cit\u00e9 Blanche, Sucre dispose d&#8217;un climat tr\u00e8s agr\u00e9able. Il y fait toute l&#8217;ann\u00e9e entre 20 et 25 degr\u00e9s. Il ne nous en faut pas plus pour d\u00e9cider d&#8217;y passer plusieurs jours. Surtout que nous logeons dans un tr\u00e8s chouette airbnb recommand\u00e9 par les p&#8217;tits suisses du salar d&#8217;Uyuni. Nous commen\u00e7ons notre s\u00e9jour par un cours de cuisine. Le propri\u00e9taire de notre logement est passionn\u00e9 de cuisine et propose d&#8217;initier ses h\u00f4tes \u00e0 la gastronomie bolivienne. Il a tout appris gr\u00e2ce \u00e0 la chola (nom donn\u00e9 aux boliviennes qui portent l&#8217;habit traditionnel) qui cuisinait \u00e0 l&#8217;orphelinat dans lequel il a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9. Son histoire est poignante mais nous ne comprenons pas tout&#8230; Le plat que nous apprenons est la version bolivienne des papas \u00e0 la huancaina p\u00e9ruviennes.\u00a0Nous utilisons plusieurs sortes de pommes de terre (il y en a des plusieurs centaines de vari\u00e9t\u00e9s en Bolivie). Elles sont de couleurs et de go\u00fbt bien distincts. La recette est longue mais le r\u00e9sultat est d\u00e9licieux !<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous commen\u00e7ons notre deuxi\u00e8me journ\u00e9e en assistant \u00e0 la messe donn\u00e9e dans la cath\u00e9drale. Il y a beaucoup moins de ferveur qu&#8217;au Myanmar mais cela nous permet quand m\u00eame d&#8217;entrer un peu plus en contact avec les locaux. Puis, nous suivons une visite guid\u00e9e de la Casa de la Libertad o\u00f9 nous ne comprenons quasiment rien du fran\u00e7ais de la guide. Apr\u00e8s avoir d\u00e9jeun\u00e9 au march\u00e9, nous passons l&#8217;apr\u00e8s-midi \u00e0 lire au soleil sur la place principale. On a le temps d&#8217;admirer les batailles entre les perroquets et les pigeons, ces derniers semblant avoir une peur bleue des belles perruches vertes qui viennent les d\u00e9loger de leurs branches.<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Le troisi\u00e8me jour est plus rempli. Nous visitons l&#8217;excellent mus\u00e9e du textile, d\u00e9couvrons un nouveau march\u00e9 o\u00f9 la nourriture est meilleure qu&#8217;au march\u00e9 central puis nous nous rendons dans un couvent surplombant la ville. La visite dure 30 minutes et pas une de plus. La guide, obligatoire, \u00e9teint les lumi\u00e8res des salles qu&#8217;elle nous fait visiter \u00e0 une vitesse \u00e9clair. C&#8217;est bien dommage !<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;\">Encore des mus\u00e9es le lendemain: momies, peinture religieuse et poteries rythment la journ\u00e9e. Il est malheureusement le temps de partir. Sucre aura constitu\u00e9 une \u00e9tape agr\u00e9able et reposante dans notre p\u00e9riple bolivien.<\/p>\n\n<h1><em>Cochabamba<\/em><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le trajet en bus de nuit pour rejoindre Cochabamba est compliqu\u00e9. Il d\u00e9bute au son de gangnam style, chanson horrible \u00e9mise par le jouet d&#8217;une petite fille assise juste devant nous. Elle appuie compulsivement sur le bouton de son automate. \u00c7a commence mal. La climatisation ne fonctionne pas, tout le bus est en nage. On roule les fen\u00eatres grandes ouvertes puis vers minuit le bus s&#8217;arr\u00eate au bord de la route et les chauffeurs bricolent on ne sait quoi pendant une bonne heure. On repart, il fait super froid avec toutes les fen\u00eatres ouvertes. On se r\u00e9veille pour les fermer. On arrive \u00e9puis\u00e9s \u00e0 6h du matin \u00e0 Cochabamba !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s une petite sieste r\u00e9paratrice \u00e0 l&#8217;auberge, nous partons \u00e0 l&#8217;ascension de la montagne sur laquelle se trouve la statue du Christ r\u00e9dempteur qui surplombe la ville. L&#8217;ascension se fait assez facilement en t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique. Les guides et les panneaux situ\u00e9s \u00e0 flanc de montagnes d\u00e9conseillent fortement de monter \u00e0 pieds sous peine d&#8217;\u00eatre d\u00e9trouss\u00e9 par des bandes de voyous. On ne tente pas le diable et on est de toute mani\u00e8re trop fatigu\u00e9s pour monter les centaines de marches !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La statue est&#8230; grande. Nous jouissons d&#8217;une belle vue sur la ville et ses environs puis reprenons rapidement le t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique en sens inverse. Avant de visiter un nouveau mus\u00e9e d&#8217;arch\u00e9ologie nous d\u00e9jeunons au march\u00e9. L&#8217;endroit est tr\u00e8s propre et le completo (menu du jour) tr\u00e8s bon, un bon point pour la ville ! Nous continuons ensuite notre balade dans la ville, nous nous perdons dans un autre march\u00e9, le plus grand de Bolivie, esquissons un sourire dans la cath\u00e9drale devant la r\u00e9plique de la grotte dans laquelle Bernadette Soubirou a vu la Vierge \u00e0 Lourdes et rentrons tranquillement \u00e0 l&#8217;auberge pour d\u00eener.<\/p>\n\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9part le lendemain matin pour La Paz. Nous n&#8217;avons pas r\u00e9serv\u00e9 de ticket de bus mais, en arrivant \u00e0 la station, on nous tombe dessus pour nous vendre un billet pour rien du tout car, pour finir de remplir le prochain bus qui part, les prix sont brad\u00e9s ! C&#8217;est parfait pour nous. En route pour la capitale la plus haute du monde !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Nous remontons la Bolivie en nous arr\u00eatant dans 3 villes \u00e0 forte empreinte coloniale. 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